Mon voilier virtuel


Ce troisième billet de ce qui s’annonce (peut-être !) comme une longue série, je vais le consacrer à vous décrire le voilier virtuel avec lequel je me suis lancé autour du monde, et aussi vous expliquer comment on peut le manœuvrer .

Tout d’abord, je vous le montre tel que les logiciels de simulation numérique parviennent à l’inscrire dans le paysage maritime de la course :

C’est un voilier de la classe IMOCA :

Les 60 pieds IMOCA ou 60 pieds Open sont une classe de voiliers monocoques de 60 pieds, soit 18,288 mètres. Ils sont principalement destinés aux courses océaniques en solitaire ou en double, comme la Route du Rhum et le Vendée Globe, auquel leur développement est intimement lié. Classe ouverte, les 60 pieds Open sont régis par un ensemble de règles établies tous les quatre ans par l’International Monohull Open Class Association (IMOCA) depuis 1991. Ces règles fixent les limites concernant la longueur, la largeur ou le nombre d’appendices et déterminent des normes de stabilité à respecter mais elles laissent une grande liberté aux architectes et aux marins. Ainsi, les 60 pieds IMOCA sont le terrain d’expérimentation de nombreuses innovations déclinées ensuite sur d’autres supports : double-safrans,  quille pendulaire, outriggers ( sortes de tangons pour déborder les haubans), et maintenant foils porteurs (Citation de l’encyclopédie numérique Wikipedia) .

Quelques explications maintenant sur l’ergonomie de la simulation numérique proposée en jeu. Autrement dit, comment manœuvre t’on un tel jouet sur un écran de PC ? En fait, c’est très simple . Toutes les données nécessaires pour connaître la situation à l’instant t sont réunies dans un unique centre de pilotage sur lequel on agit à l’aide de la souris . Voici comment ce centre de pilotage se présente :

L’ensemble se présente comme un compas de navigation intelligent, car il rassemble beaucoup plus d’informations qu’un simple compas classique, car c’est aussi un pilote automatique multifonctions .

Commençons par énumérer les fonctions de mesure et d’affichage intégrées dans ce genre de couteau suisse . On y trouve :

— Un compas avec sa rose des vents, qui affiche le cap suivi par le bateau  :  ici, 235 ° c’est-à-dire à peu près Sud-Ouest .

—  Un loch, affichant la vitesse en nœuds du bateau par rapport à l’eau :  ici, 8,6 nœuds .

—  Une girouette, affichant la direction du vent, sous la forme d’une marque verte à la périphérie de la rose : ici, cette barre est marquée d’un T pour tribord, et est positionnée de manière à indiquer un vent de secteur Nord, au 010 °.

—  Il existe aussi un anémomètre numérique, mais son affichage est située à part, un peu plus à droite en bas de l’écran . Il affiche la force du vent, en nœuds .

 

Venons-en maintenant au pilote automatique . Regardez sur la figure l’axe du bateau tracé en pointillés rouges . Sur la périphérie de la rose, vous voyez deux grosses flèches vertes, dirigées respectivement vers les sens croissant ou décroissant du cap suivi, ici 235 ° .  Pour changer la route suivie, pointez la souris sur le petit cercle blanc entre les deux flèches, et déplacez l’ensemble vers la droite ou la gauche, pour lofer (se rapprocher du vent) ou abattre (s’éloigner du vent ) .

Le miracle est que ce bateau virtuel est équipé d’une automatisation complète du réglage des voiles . Quand vous actionnez la barre pour changer de cap, les automatismes règlent les voiles en fonction du nouvel angle avec le vent . Le résultat vous est communiqué par deux affichages différents :

— D’abord, un petit dessin affichant au centre de la rose la nouvelle position de la voilure .

— Ensuite, une donnée numérique avec un petit dessin, dans le coin en bas et à gauche du centre de pilotage : ici 137 ° amure Tribord .

Encore un détail important pour ne rien oublier j’espère des facultés assez extraordinaires de ces automatismes numériques. La couleur des deux grosses flèches de la barre automatique , verte dans le cas de la description actuelle, peut changer .  Le vert vous indique que le cap possible est optimal . C’est la notion de VMG (Velocity Made Good), qui vous évite par exemple de trop vous écarter du vent pour aller plus vite, mais cela en pure perte car vous ferez alors trop de chemin . Dans ce cas, les flèches deviennent bleues .

Dernière fonction de l’automate, la possibilité de régler de pilote de deux manières ; Soit pour conserver le cap demandé (cela correspond au cadenas ouvert, à droite de la rose de pilotage), soit en cliquant sur le cadenas, le fermer pour conserver alors l’angle de la route avec la direction du vent .

Pour terminer cette présentation du voilier virtuel, il reste encore l’essentiel, c’est-à-dire ses voiles . Voici donc la description de cette garde-robe :

La virtualité numérique est parfois déconcertante.  Le programme de Virtual Regatta a totalement squeezé l’existence de la grand-voile, qui doit pourtant être prise en compte de la simulation. Par contre, 5 voiles d’avant sont disponibles :  Pour le gros temps, Trinquette ou Spi lourd . Pour le temps intermédiaire, un reecher (code 0, spécialement pour l’allure de travers)), et pour le petit temps un génois léger et un spi léger .

Dernier détail , étonnant . C’est le programme qui décide seul des changements de voile opportuns !

Voilà pour cette description du 60 pieds virtuel que je pilote depuis bientôt 10 jours . Demain, je ferai pour vous le bilan de ces 10 premiers jours de course .

 

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