Après ces trois premiers billets d’introduction, il est temps que je vous dise où j’en suis dans ce Vendée Globe virtuel qui accompagne totalement la vraie course, grâce à Virtual Regatta .
La carte ci-dessous va vous montrer la route que j’ai parcourue entre mon retard à m’élancer initial, le lundi 9 novembre vers midi , jusqu’à aujourd’hui vendredi 11 novembre, 10 heures :
La grosse tache blanche marque les parages immédiats de ma position, dans l’Ouest des Îles du Cap Vert . La carte suivante précise cette position :
Cette carte montre qu’en dépit de mon retard initial, je précède néanmoins 7 ou 8 skippers qui participent eux à la course réelle ( Ils sont repérés par des symboles orangés ) . Je les ai identifiés hier à partir des données publiées sur le site officiel du Vendée Globe . Voici le repérage que j’en ai fait :
Voici l’identification de ces skippers ( à l’aide des numéros 1 à 7 qui sont seulement des étiquettes) qui me suivent et leur classement actuel dans la course réelle
1 Miranda Merron, 27ème
2 Ari Huurela, 26ème
3 Alexia BARRIER, 28ème
4 Kojiro SHIRAISHI, 25ème
5 Sébastien DESTREMEAU, 29ème
6 Clément GIRAUD, 30ème
7 Fabrice AMEDEO, 31ème (et dernier)
Ces résultats ne sont pas parfaits, d’hier Jeudi 19 novembre 18:40 . Ils montrent que je fais partie du gruppetto, mais dans ce peloton des lâchés, je ne suis pas du tout le dernier . J’ai pu ainsi déterminer — juste pour le plaisir, car bien sûr cela n’a pas une grosse signification — quel serait mon classement dans la course réelle le 19 novembre à 15 h . Voici les données utilisées :
D’abord ma position à cet instant :
Ensuite le classement officiel de la course réelle à 15h ( 14 h U.T.C +1 h ):
Ma position est postérieure de 40 minutes à l’heure officielle du classement du Vendée Globe qui est 15 H . Si on défalque 10 ou même 20 milles à la distance que j’ai parcourue pendant cette durée supplémentaire, il faut alors ajouter ces 10 ou 20 milles à ma distance de l’arrivée, ce qui nous conduit à la distance de 21743 milles . Et on a bien encore ;
21817 pour Alan ROURA (18ème) < 21743 ma distance
< 21817 pour Stéphane LE DIRAISON (19ème)
Je me positionnais donc hier jeudi 19 novembre, 15 h 30, entre le 18ème et le 19ème skipper.
C’est ensuite que la situation peut se compliquer, dans la zone intertropicale de convergence, et à mesure qu’on se rapproche de l’équateur. C’est l’inconnue du célèbre pot au noir , pour accomplir la descente de l’Atlantique Sud en direction du Cap de Bonne Espérance, face aux Alizés Sud .
Voici à ce sujet une analyse météorologique signée Christian Dumard , un routeur professionnel que j’ai bien connu alors qu’il fréquentait la même école élémentaire que mon fils, à Triel-sur-Seine :
La flotte des trente-deux monocoques IMOCA navigue ce jeudi 19 novembre dans des conditions agréables avec un alizé de Sud-Est pour les premiers, un pot au noir peu actif pour le peloton et un alizé de Nord-Est pour les derniers. L’anticyclone de Sainte-Hélène se situe actuellement dans la partie Est de l’Atlantique Sud. Un petit axe « dépressionnaire » est situé entre Salvador de Bahia au Brésil et le centre de l’Atlantique Sud. D’ici la fin de la semaine, la stratégie des premiers concurrents consistera à venir se glisser dans le couloir de vent portant, dans le Sud-Ouest de l’anticyclone de Sainte Hélène. L’objectif est pour l’instant de garder une trajectoire courbe pour naviguer avec des angles de vent rapides et d’incurver la route progressivement quand le vent s’orientera au Nord.
En ce qui me concerne, la distance qui me sépare de l’équateur est encore de l’ordre de 900 milles . Je ne pense donc pas couper cette ligne mythique avant la soirée de dimanche prochain, si tout va bien . Je vous donne rendez-vous pour mon prochain billet lorsque cela sera fait .




