Bientôt le Cap de Bonne Espérance !


Voilà donc bientôt ( ! ) qu’il va me falloir franchir (virtuellement !)  le premier des trois caps mythiques ( Bonne Espérance,  Leeuwin, Horn )  qui jalonnent le parcours de ce Tour du Monde.  Je dis bientôt, mais ce matin mardi 1er décembre à 8 h 30, j’en étais encore à 2 448 milles !  À 12 nœuds de moyenne, cela fait encore plus d’une semaine de navigation .

Les petites marques rouges dans le coin gauche et en haut (le Nord-Ouest) jalonnent ma laborieuse descente au Sud pour contourner par l’Ouest le monstrueux anticyclone de Saint-Hélène .  En bas et à droite sur la carte, vous pouvez voir le Cap de Bonne Espérance, limite de l’Atlantique Sud qu’il me reste à traverser .

Dans la course réelle, les meilleurs, chevauchant leurs IMOCA volants, ont déjà, ou sont en passe d’entrer dans l’Océan Indien . Mais la confrontation des eaux atlantiques et Indiennes, avec de forts courants en sens contraire, et donc obligatoirement opposés au vent pour l’un d’entre eux, en fait un des parages maritimes les plus redoutables de la planète . Nous en avons encore eu la preuve implacable la nuit dernière  (lundi 30 au mardi 1er décembre) .

Je cite les communiqués officiels de l’organisation du Vendée Globe :

Voici ce qu’il s’est passé depuis que Kevin Escoffier a déclenché la balise de détresse de son IMOCA PRB, ce lundi 30 novembre à 14h46, dans les Quarantièmes Rugissants, au 22e jour de course du Vendée Globe. Déclenchées aussitôt par la direction de course, les recherches initiées par Jean Le Cam, premier arrivé sur zone, se poursuivent avec le soutien de trois IMOCA également déroutés.

A 2h18 heure française, le team PRB a été informé du sauvetage de Kevin Escoffier par Jean Le Cam. Au PC depuis le début de soirée, le Président de PRB, Jean-Jacques Laurent, a assisté minute après minute avec le directeur de course Jacques Caraës et l’ensemble de l’équipe de direction de course à toutes les opérations de sauvetage déployées pour retrouver le skipper, contraint de quitter le bord aux environs de 14h46 heure française.

La navigation virtuelle est moins périlleuse, heureusement !  Je risque juste de me prendre les pieds dans un tapis ou un meuble inattendu lorsque je me lève en catimini et dans l’obscurité chaque trois heures au cours de la nuit, pour aller reprendre la barre et étudier mes fichiers météo .

Observation anecdotique : Je tiens convenablement ma place dans le groupe de l’arrière de la course ( la course réelle !), dans lequel j’ai même grignoté quelques places puisque me voilà maintenant  24 ème, si j’en crois le classement de ce matin 9 heures .

À bientôt pour la suite de l’aventure !

(à suivre)

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