Quand du Cap-Horn on approchera
Hourrah les gars Hourrah
Bott’ et casaqu’s on capellera
La grand’danse commencera .
De tout not’ sang mat’lots on lutt’ra
Le grand hunier on étarquera
On f’ra d’l’Ouest ou on crev’ra
Cet extrait d’une chanson traditionnelle de CapHorniers rappelant le piège mortel que pouvait parfois devenir ce haut lieu maritime de passage de l’océan Pacifique à l’Atlantique Sud, je ne l’ai pas entonnée vraiment en cette matinée déjà assez pluvieuse comme cela, mais le cœur y était quand mon voilier virtuel Marinca IV est enfin passé dans l’Atlantique Sud, à 10 h 50 exactement, après une longue route de 20 446 milles nautiques parcourus en 69 jours et 1 heure à la moyenne de 13,3 nœuds :
C’est l’archipel des Malouines — les Falklands — pour les Argentins, que vous voyez au Nord-Ouest . La carte météo ci-dessous vous donne une idée du temps qu’on rencontre dans ces parages. Si vous n’êtes pas à l’aise pour lire cette carte, n’hésitez pas à vous plonger dans les dix billets récents que j’ai consacrés dans ce blog à la tâche de vous éclairer sur ce sujet .
Les marins de la chanson ci-dessus faisaient la route inverse de la mienne, d’Est en Ouest, et vous voyez donc pourquoi ils avaient besoin de ces chansons pour se donner suffisamment de cœur pour le rude tâche qui était la leur.
Dans ce Vendée Globe virtuel, vous voyez que je suis confronté à une tâche d’une difficulté similaire, sauf que je ne cours pas le risque de périr corps et biens . Quelle route vais-je devoir choisir pour entamer ma remontée de l’Atlantique Sud ? Contourner les Malouines par l’Est ou par l’Ouest ?
(à suivre)

