Les derniers 1000 milles !


Je vous al laissés le 3 février dernier — il y a huit jours donc — alors que, au terme d’une laborieuse remontée de l’Atlantique Sud, je venais de faire mon retour dans notre hémisphère Nord . Mais je me trouvais encore à 3084 milles nautiques du chenal d’entrée aux Sables d’Olonne ( voir mon billet précédent) .  Dans ce billet, je vous faisais également part de mes doutes quant à ma possibilité de suivre le rythme de progression de mes compagnons de route bien réels eux, composant ce que j’ai baptisé être le gruppetto.

Aujourd’hui, 192 heures plus tard ( 8 jours de 9 h à 9 h), je me retrouve dans une position beaucoup plus favorable. Jugez-en :

Cette vue montre Marinca IV  ( centre du cercle blanc) cap au 41 ° en direction du Golfe de Gascogne, fonçant à plus de 20 nœuds vers l’arrivée de la course, distante maintenant de quelques 950 milles nautiques .

Le classement de la vraie course, bien réelle celle-là, au même moment de 9 h ce jeudi 11 février 2021, est le suivant :

Cette fois,  je conforte ma 21ème place au sein du seul vrai classement (position absolument officieuse évidemment, et connue de moi seul) avec maintenant une avance d’un peu moins de 500 milles sur Clément Giraud, de 750 milles sur Miranda Merron, et d’un peu plus de 1000 milles sur Manuel Cousin .

Je feuillette mon Livre de bord pour retrouver ce que j’écrivais le samedi 14 novembre 2020 à 6 h 00 du matin :

 » Pour la première fois, j’ai dans mon voisinage deux skippers de la course réelle :

  → à environ 20 milles derrière moi, légèrement sur tribord :

  Miranda Merron (G-B) skippant ‘ Campagne de France ‘

  → et droit sur mon arrière, à 25 milles environ :

  Ari Huusela (Suède) skippant ‘ Stark ‘

  qui sont actuellement 26ème et 27ème sur 33 skippers en course :

  Ce qui me situe à environ 520 milles de la tête de la course ( Jean Le Cam, Alex Thomson ) . « 

Ce samedi 14 novembre 2020, c’était mon sixième jour de course, et depuis le départ j’avais parcouru environ 1200 nautiques, soit une distance moyenne de 200 milles par 24 heures, c’est-à-dire une moyenne de seulement 8,3 noeuds .

Je me retrouve aujourd’hui jeudi 14 février 2021, à mon 95ème jour de course, et pratiquement à la même distance de mon point de départ et de proche arrivée.

Mais mon rythme est bien différent. Dans les dernières 24 heures, j’ai en effet parcouru 454 milles nautiques, soit une moyenne de 18,9 noeuds .

Si la météo continue de m’être favorable, j’ai une bonne chance de boucler mon tour du monde en moins de 100 jours. Nous verrons bien …

( à suivre )

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