Épilogue !


Commençons cet ultime billet consacré au Vendée Globe et à Virtual Regatta par une bonne blague . Regardez ce vrai faux numéro de la bien connue revue nautique Voiles et Voiliers du 13 février 2021 :

Cette blague de potaches imaginée et réalisée par les éditeurs du Jeu Virtual Regatta annonce tout de même néanmoins un événement totalement réel et véridique.

C’est bien hier samedi 13 février 2021 vers 20 h 20 que mon voilier virtuel Marinca IV en a terminé avec ce Tour du monde à la voile, en franchissant la ligne d’arrivée installée au voisinage immédiat du chenal d’entrée aux ports de plaisance des Sables d’Olonne :

Samedi 13 février, 20 h 10
La ligne d’arrivée est figurée sous la forme du cercle pointillé

Le classement final de la vraie compétition, le Vendée Globe réel, s’établit comme suit :

Ce classement montre que ma fin de course a été plutôt bonne. En effet, le jeudi 11 février au classement de 9 heures, j’avais 340 milles de retard sur Didac Costa. Et in fine je ne franchis la ligne d’arrivée qu’une petite heure après lui .

Il est d’ailleurs assez instructif de comparer les performances respectives d’un des voiliers de la course réelle — celui de Didac Costa, un Imoca des années 2000, sans foils — et la version numérique que je barrais dans la simulation de Virtual Regatta.

La distance réellement parcourue sur l’eau  par  Didac Costa est de 28 172 milles, en 97 jours 06 heures,  soit une moyenne de 12,1 nœuds .

                                          Ma distance parcourue sur l’eau a été de : 29 222 milles  en  97 jours 07 heures, soit une moyenne de  12,2 nœuds .

Ces résultats aussi similaires m’inspirent deux conclusions :
— Premièrement, la simulation numérique de la marche d’un voilier programmée par l’équipe de Virtual Regatta est remarquablement bonne, compte-tenu des simplifications qui ont dues être introduites .

— Deuxièmement, mes analyses météo, le routage que j’ai choisi, et aussi mon assiduité à la barre du voilier, n’ont pas du tout été ridicules .  Certes, j’étais toujours au sec et au chaud pendant ces presque cent jours, et mon siège ne tanguait absolument pas. Mais j’ai éprouvé tout de même moi-aussi des ennuis techniques, avec entre autres une panne de liaison par fibre optique de trois longs jours qui a laissé mon voilier livré à lui-même, et cela pendant la longue traversée du Pacifique Sud.

J’ajouterai un ultime commentaire: la satisfaction — un peu puérile sans doute — de distancer sur la fin de la course les membres du gruppetto avec lesquels j’ai navigué pratiquement de concert pendant de longs jours, sur la totalité de notre parcours dans l’hémisphère Sud. Â mon arrivée, Clément Giraud était encore à 600 milles, Miranda Merron à 1000 milles, et Manuel Cousin à 1400 milles . Bonne route à  eux, et avant tout qu’ils arrivent très bientôt et sans problèmes aux Sables d’Olonne .

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