Des précisions sur le système de retraites par capitalisation


Le 11 mars dernier, je me suis laissé aller à une incursion dans le domaine de l’économie, bien que je ne sois pas — et de loin — un spécialiste de cette discipline. Mais le climat politique oppressant qui est notre sort actuel m’avait incité à partager avec vous, les lecteurs de ce blog, quelques réflexions élémentaires à propos de la question de la réforme des retraites qui met aujourd’hui le pays sans dessus-dessous. C’est bien le but de ce blog que de partager nos réflexions pour comprendre, n’est-ce pas ?

J’avais donc ouvert mon tableur Excel pour bâtir une simulation , naïve très certainement, mais me permettant quand même d’accéder à une vue plus claire de ce que à quoi pourrait ressembler un régime de retraite fondé sur l’idée de capitalisation.

Mon inquiétude la plus grande était de toute évidence mon manque de données chiffrées réalistes en ce qui concerne les paramètres à introduire dans mon modèle. Et voici que deux semaines plus tard, un grand journal quotidien réputé pour son sérieux, consacre la page entière de sa rubrique  » L’événement  » à mon sujet ( Le Figaro, 24 mars 2023, page 22) :

Cette enquête de la journaliste Marie-Cécile Renault — très bien documentée, elle ! — va donc me permettre de confirmer ce que je pressentais, et avant tout de mettre à disposition des données chiffrées reposant sur des expériences réelles.

Premier constat :

Pourquoi ce qui semble bon pour les fonctionnaires — ( 5,6 % de rentabilité depuis 17 ans de fonctionnement ! alors que j’avais juste osé tabler sur un taux de 3,5 % dans ma simulation) — ne le serait-il pas pour les salariés ?

Un fait est certain :

Alors que les actifs des régimes de retraite par capitalisation des pays de l’OCDE ( Organisation de coopération et de développement économique ) ne représentaient que 59 % de leur PIB global au début des années 2000, ce ratio est passé à 105 % en 2021.

Conclusion :

Certains craignent toujours que les aléas des marchés financiers ne ruinent les retraités. Mais l’OCDE constate que ni la crise financière de 2008 ni la récente crise sanitaire n’ont remis en cause le succès de la capitalisation, dont les fonds connaissent une croissance continue pour atteindre 66 milliards de milliards de dollars fin 2021.

Difficile alors pour la France, qui cherche à combler le déficit structurel et récurrent de son système, de passer à côté d’un tel mouvement de fond.

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