Lors du premier confinement, contraint de mettre en sommeil le Club de Physique de l’Université Tous Ages de Vannes, je m’étais lancé dans la publication sur ce blog d’une série de billets intitulée « Dix grandes idées pour découvrir et comprendre la météorologie ».
Et voici que le redouté, le redoutable, mais l’inévitable confinement redevient notre curieux mode de vie. Et bon gré, mal gré, il faut bien s’y plier. Mais cela ne signifie pas qu’il faille s’y plier n’importe comment. Pour cela, de nombreux conseils nous sont prodigués . Et parmi tous ceux-ci, il en est un que j’ai retenu plus particulièrement: « Aérez votre local, aérez- vous vous mêmes » (dans la limite d’une heure par jour) .
Quite donc à m’aérer, j’ai alors décidé de le faire en grand. Mais comment ? Grâce aux nouvelles technologies de réalité virtuelle ! Eh oui, pas moins ! Mais comment ? allez-vous me dire. Je vais donc vous l’expliquer.
Depuis le dimanche 8 novembre, une course à la voile de renommée mondiale s’est élancée depuis Les Sables d’Olonne dans un tour du monde par le Cap de Bonne Espérance (le bien nommé) et le Cap Horn, dans un périple de quelques 24.000 milles nautiques, soit environ 40.000 km . Trente trois skippers sont donc présentement en train de s’aérer de la manière la plus intense qui soit, sur les vastes océans, au milieu des houles et des coups de vents .
Mais vous, allez-vous me dire, cette aération-là n’est pas pour vous ! Vous resterez bien confiné devant votre télévision, loin, très loin ce ces coups de vents aérateurs ? Certes, mais vous oubliez les miracles de la réalité virtuelle, de nos jours . Grâce à elle, je suis devenu un skipper qui s’est lui-aussi élancé dans cette course autour du monde, à la barre (virtuelle) d’un superbe voilier Imoca de 18,60 de long (virtuel lui-aussi) . Mais mes moments passés à son bord ne sont pas virtuels du tout, puisqu’il me faut raisonner météorologie, choix de la meilleure route du moment, choix de la bonne voilure pour que mon beau bateau cingle le mieux possible .
Avant de vous donner plus de détails sur toutes ces virtualités, je ne résiste pas au plaisir de vous montrer une image bien réelle de mon beau voilier virtuel :
Sur cette photo, nous sommes lundi matin 16 novembre, dans la matinée, Nous sommes quelque part à deux cent mille de l’archipel des Canaries, ce qui explique la température de l’eau, 19,9 °C mesurée par mon thermomètre virtuel . L’horizon incliné vous montre que le bateau gite sur sa droite. Le vent vient donc de la gauche (Babord. Le cadran virtuel indique qu’il vient d’une direction à 147° de l’avant de bateau. L’anémomètre affiche 9,1 nœuds de vent, et le speedomètre une vitesse du bateau de 7,7 nœuds.
Voilà qui pourrait vous donner des idées, des idées de déconfinement , ou de confinement aéré ? Dans mon prochain billet, je reprendrai tout cela à zéro, afin d’encourager ceux qui ne connaissent pas particulièrement le monde de la voile à venir lire « Partager pour comprendre ». À bientôt donc pour un second article sur le ‘Vendée Globe’ et comment on peut partager le quotidien des vrais navigateurs à l’aide de la réalité virtuelle .

Bon voyage mon cher Pierre, j’y ajouterai le classique « bon vent ».
Avez-vous le courage (cf votre blog de septembre) de fractionner votre sommeil en micro-siestes??
J’avoue pour ma part suivre de très près (virtuellement…) les sillages de Thompson, Le Cam, Ruyant, et même la sympathique skipper(e) de MACSF, et plein d’autres, mais ma « participation » multiple dans la journée se met en pause entre minuit et 8h… ce qui fait une légère différence avec la réalité in situ.
Je ne regrette que modérément l’absence d’Oméga dans cette aventure …
Amitiés, amusez-vous bien, François